• VALERIE

Je raconte

Mis à jour : 17 déc. 2018

A 23 ans je mourais à moi-même. Je croyais mourir. J'écrivais "Adieu, Valérie s'en va".  Cette sensation m'a poursuivie des années. En réalité je n'ai rien perdu. J'ai retrouvé ma liberté fondamentale. Des réveils soudains sont apparus comme des expériences fugaces au milieu du désespoir, au milieu du sommeil, des expériences autrement vraies. Desquelles je ne revenais pas indemne mais désencombrée. Je disparaissais.

J'ai regardé ces émotions. Puis la victime de ces émotions-ci. Moi. Un 1er choc m'a totalement retournée. J'ai ri des jours de cette blague. Il n'y avait personne.


Ce fut pas à pas sur les années et surtout grâce à des souffrances rencontrées que le voile a fini de s'évaporer, parce qu'il n'avait jamais existé. J'avais toujours été là. Tranquille. La vie. L'accompagnement que je faisais avec ma clientèle a doucement évolué. J'ai cessé la médiumnité, et teinté les séances d'accompagnement émotionnel d'une autre investigation, tout en continuant les soins du ventre.

Mon passé a doucement disparu, tout comme les habitudes anciennes et le besoin de guérir mon corps anciennement handicapé que j'avais relevé des années plus tôt d'une manière qui semblait étrange, le besoin de porter quelqu'un quelque part. La santé n'existait plus. Seulement ce qui est.

Les pleurs et les joies passent. Cela ne me concerne pas. Tout peut s'exprimer. Je suis ce qui permet la manifestation. Ce qui permet ce qui est. Même l'horreur et le malheur. 


Par la suite, j'ai eu écho de Mooji, Rupert Spira. Puis Ramana Maharshi. Je me suis lancée à Arunachala. J'ai résonné avec les vidéos de Ranjit Maharaj.

Certains clients habituels sont venus parce que je les suivais déjà en soin. Je suis ce qui permet, ce qui permet la dualité, la peur, la tristesse, la joie, la force, ce qui ne meurt jamais.